RÉFLEXIONS

Ceci est un espace offrant  la possibilité de faire de belles prises de conscience ou alors de se questionner sur soi-même. Je parcours depuis de très nombreuses années ce chemin qui mène à soi et j'ai envie de vous partager ce que j'y ai trouvé en cours de route.

Agnès Reynaud

 SORTIR DU DRAME

Le drame est pour ainsi dire de nos jours devenu un espace quasiment confortable que la société nous impose sans aucune culpabilité. Nous le validons inconsciemment sans se questionner avec des « que peut-on faire ? » ou bien « c’est la vie ! ».  C’est fou comment l’être humain possède une grande capacité d’adaptation! Il accepte parfois l’inacceptable au nom de croyances très limitantes, par peur ou bien tout simplement par ignorance.

Le drame peut aussi nous tirer violemment dans le fond. Combien de personnes se sont retrouvés en dépression, trop envahies par le drame de leur vie ? Combien se sont enlevées la vie parce qu’elles n’étaient plus capables de la poursuivre dans de telles conditions de souffrances ? Le drame les a tellement étouffées, emprisonnées et anéanties que la seule solution d’y mettre fin est de disparaitre. Quelle tristesse ! L’impuissance devant ce terrible drame est grande et il est rare que cela soit satisfaisant pour l’entourage déjà très en souffrance.  

Bien entendu, il y a des drames qui sont difficiles à éviter comme le décès d’un proche, une maladie incurable, une catastrophe financière…etc. Le temps va avoir raison de nous et mettre du baume sur nos blessures. Le passage obligé de la souffrance, de la perte, des regrets peut-être, de la culpabilité surement et des « si j’avais su » va probablement peser sur nos épaules. Le sentiment profond de s’enfoncer dans une sorte de noirceur risque de ne pas nous être très agréable. Mais nous savons bien que rien n’est permanent dans la vie puisque tout n’est que mouvement.

Ces drames font effectivement partie de la vie. Accepter de ne pas être à l’abri d’une épreuve est une façon plus douce de s’y préparer. Cependant le danger survient lorsque la peur du malheur alimente l’imaginaire, et nous amène dans des scénarios catastrophes alors que dans la réalité, cela n’existe pas encore. Ce fonctionnement peut être toxique pour chacun d’entre nous. Se propulser ainsi dans un futur, et imaginer tout et n’importe quoi peut créer chez l’individu des angoisses, et l’empêcher de vivre en paix dans son ici et maintenant. Beaucoup se sont retrouvés et se retrouvent pendant que j’écris cette réflexion, devant un professionnel de la santé à se faire prescrire des pilules. Ce qui est franchement très triste !

Alimenter la peur fige l’individu et l’empêche vraiment d’avoir du pouvoir sur sa vie. Il n’est plus libre. Il croit dur comme fer ce qu’il imagine. Pour sortir de cette illusion, il faut toujours se poser les bonnes questions. Est-ce que ceci est ma réalité? Est-ce que dans mon ici et maintenant, je suis en train de perdre ceci ou cela? Est-ce qu’il y a mort d’homme? Il est souhaitable dans ces moments-là de cultiver le plus possible le positivisme, et prendre un pas de recul pour y voir plus clair. Croire sincèrement que de cette épreuve quelque chose de bon en sortira est bien meilleur pour la santé mentale, croyez-moi ! Les petits obstacles de la vie ne doivent pas devenir des drames. Trop de personnes ne s’en font pour rien. Trop de personnes sont toujours en train de grimper cette grande montagne sans en voir véritablement le haut du sommet. Que c’est épuisant tout ça !

La nature possède un antipoison à côté de chaque plante vénéneuse. Il y a donc, si l’on se base sur cette constatation, une solution à côté de chaque problème. À nous de la trouver en utilisant nos ressources personnelles. Et elles sont nombreuses, faites-vous confiance ! Commencez par vous isoler dans un endroit calme où vous vous sentez en sécurité. Asseyez-vous confortablement, fermez les yeux et réfléchissez.  Visualisez le problème. Regardez-le sous tous les angles. Imaginez des portes un peu partout, devant, en arrière, sur le côté gauche, sur le côté droit. La porte principale n’est pas forcément celle où l’on doit entrer à tout prix. Il y en a d’autres. Elles ne sont peut-être pas aussi grandes mais elles peuvent vous projeter dans un espace qui aura laissé jaillir un peu de lumière. Et je reste persuadée que cette lumière vous aidera à désamorcer la situation dans laquelle vous vous trouver.

La visualisation, la relaxation, la méditation et la foi sont des véhicules sécuritaires qui vous permettront de vous rendre toujours là où vous êtes supposés être. La pratique facilitera au fur et à mesure votre relation personnelle aux drames que vous croiserez dans votre vie. Pratiquez, pratiquez, pratiquez.

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

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      L'IMPUISSANCE

Quand j’écris le mot « impuissance » dans le module de recherche de Google, j’obtiens des dizaines de liens parlant de problèmes érectiles chez la gente masculine. Je cherche une définition de l’impuissance en lien avec les situations autour de nous, juste pour voir comment ce sentiment désagréable est cerné et compris… Mais en vain ! Cependant, si j’écris « sentiment d’impuissance » je me retrouve avec des tas de liens sur le sujet. Les mots sont donc importants, et peuvent nous faire perdre beaucoup de notre temps. En même temps, il est intéressant de voir comment la société peut mettre l’impuissance au second plan et qu’en plus, elle lui a attribué un acolyte pour la différencier de celle qui dérange tant nos chers messieurs. Mais ceci est un tout autre débat. Alors que disent-ils sur ce malaise qui survient sournoisement, et qui nous fait parfois perdre la maitrise de notre vie? Qu’est-ce que l’impuissance? Comment s’en débarrasse-t-on? Quoi faire pour ne plus vivre ce qui est en train de nous rendre fou?

J’ai décidé d’ouvrir un vrai dictionnaire. Vous savez ceux qui sont épais, lourds et qui demande de connaitre notre alphabet par cœur. Le mien date de vingt et un ans, et c’est celui de « Hachette encyclopédique, édition 2000 ». Il est écrit que c’est un manque de pouvoir, de moyens pour faire quelque chose. Deux exemples sont utilisés pour aider à la compréhension, l’impuissance de la raison et être réduit à l’impuissance. C’est short and sweet à lire. À vivre, c’est bien plus que cela …non?

Depuis bientôt un an la pandémie nous confronte à ce sentiment très désagréable d’impuissance. D’ailleurs dans mes recherches, je suis tombée sur des tas d'articles parlant de la pandémie versus l’impuissance de la population. Toutes les directives sanitaires mises en place par le gouvernement alimentent continuellement ce sentiment profond de ne plus savoir quoi faire. C’est dur. Et la nette augmentation des problèmes de santé mentale, des rechutes aux addictions, des suicides, de la violence conjugale et de celle portée sur les enfants ne fait que renforcer cette impuissance. Tout cela rend bien entendu la situation encore plus complexe. Il y a beaucoup de combats, de débats, de discours, et d’attaques autour de la pandémie. Le peuple est ainsi divisé. Et chacun, son égo sous le bras, est persuadé d’avoir raison.

L’égo, trois petites lettres qui font bien des ravages.  Dans la définition plus haut, il est dit que l’impuissance est un manque de pouvoir. La bonne question à se poser est « Qui a le pouvoir? » ou bien « Qui manque du pouvoir? » La réponse pourrait bien être « L’égo» car il veut toujours avoir le contrôle sur tout. C’est presque une mission chez lui, non? S’il fallait l’humaniser, on le qualifierait de narcissique. Plus que cela. De pervers narcissique. Et c’est parce qu’il pense pouvoir tout gérer, et tout régler que ce sentiment frustrant d’impuissance prend racine en chacun d’entre nous. Tant que l’égo est nourri, il est difficile de prendre conscience que nous n’avons pas le contrôle du tout. C’est lorsqu’il n’est plus capable de gérer la situation, que le malaise alors surgit, nous mettant face à face avec notre propre impuissance.

Beaucoup ne la voit pas. On résiste mais c’est l’égo qui résiste. La voix dans la tête nous dicte quoi faire et nous raconte des tas d’histoires. Mais rien ne marche. Et l’on devient frustré, fâché, malade, anxieux, désespéré…On alimente le loup noir parce que notre égo poursuit sa lutte acharnée, et ne veut pas baisser les bras. La folie est de pensée qu’il le fera. Et plus l’on résiste, plus l’on s’enfonce dans la noirceur. Alors que faire? Et comment faire ? Tout part de soi. Je le dis et le répète encore. La conscience a ce pouvoir. Pas l’égo. La conscience. Si je suis pleinement consciente de mon impuissance, je peux alors l’accueillir, lui faire de la place et ouvrir enfin la porte du lâcher-prise. Confier sans aucune résistance car deux choix s’imposent : souffrir ou se transformer. L’égo déteste le lâcher- prise, l’acceptation et tout ce qui nourrira le loup blanc en nous. Il en est ainsi fait !

Vivre une vie faite de frustration, de colère, de rage, de haine, de ressentiment et de vengeance est triste pour l’humanité. Cela ne fait qu’entretenir les climats hostiles entre les peuples. Alors que vivre chaque instant présent comme un cadeau en accueillant le plus possible tout ce que la vie nous offre, que ce soit positif ou négatif, procure sans aucun doute plus de satisfaction. De faire de notre mieux est déjà tellement extraordinaire? Certains diront « Pfff ! Facile à dire ! » C’est vrai, c’est plus facile à dire qu’à faire. L’introspection et le cheminement personnel requièrent de la pratique. Il est vrai que ce n’est pas à la portée de tous. Mais l’on peut au moins essayer. Après tout, n’est-ce pas un peu ce que nous sommes tous censés faire sur cette terre... apprendre et grandir ?

La magie du lâcher-prise donc de l’acceptation de notre impuissance, permet de canaliser notre énergie ailleurs et d’être productif dans l’ici et maintenant. Les émotions négatives sont des obstacles à notre créativité. Elles viennent nous distraire de notre but premier et nous ralentissent dans notre vie. Quand on confie et qu’on écrase l’égo parce qu’on ne lui donne aucun pouvoir, tout devient plus simple, plus doux, plus raisonnable. La vie suit son cours, la santé mentale s’en porte mieux et les relations affectives aussi.

Prendre conscience de notre impuissance dans l’ici et maintenant est un grand acte d’humilité. C’est aussi être présent tout en agitant le drapeau blanc. Il y a dans ce symbole du drapeau blanc, une forme d’action qui s’enclenche consciemment parce que l’on a atteint un bas fond psychologique et/ou physique selon le cas de figure. Le drapeau blanc c'est crier haut et fort « Stop, je capitule ! ». Capituler ne veut pas dire abandonner. Capituler, c’est franchir la porte de l’acceptation et du lâcher-prise. C’est prendre la décision de confier, et de s’en remettre à quelque chose de plus grand que notre simple petit égo qui croit tout savoir. Faire confiance en la vie en dirigeant notre regard vers un espace où l’espoir prend toute la place. C’est choisir de faire partie d’un tout et d’être bien plutôt que d’avoir raison.

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

 CULTIVER LA GRATITUDE

Lorsque nous franchissons le passage d’une nouvelle année, nous espérons tous à ce moment-là, l’espoir que celle-ci sera merveilleuse, sans soucis, et surtout qu’elle sera meilleure que l’autre d’avant. Je trouve que c’est avoir beaucoup d’attentes et surtout que c’est mettre la barre très haute ! Cela dénote aussi notre insatisfaction face à la précédente. Il en est souvent ainsi pour nous, êtres humains éternellement insatisfaits qui pensent un peu trop souvent que tout ce qui est extérieur à nous en est le responsable. Et à chaque fin d’année, nous tournons rapidement le dos à un simple chiffre et accueillons le nouveau le cœur plein de projets et de belles résolutions.

Tout part de nous. Je vous en avais parlé dans la réflexion du mois de juillet.  Alors,si l’on se base sur cette vérité, nous détenons la clé d’une vie meilleure, satisfaisante et heureuse. Le passage à l’autre année devient ainsi juste une continuité à cette vie que nous nous créons en toute conscience. Dans le Mémorandum de Dieu, la première loi nous dit « Comptes tes bénédictions ». Lorsque je regarde ce que j’ai au lieu de me concentrer sur ce que je n’ai pas, j’ouvre instinctivement la porte de la satisfaction, de la joie, du bonheur etc. Je ne suis ni dans des attentes ou des frustrations, je ne souffre pas.

Je n’alimente pas mon insatisfaction bien au contraire, je stimule le sentiment profond d’être à ma place. Je touche ainsi à de la reconnaissance envers ma vie. Je la regarde toujours avec le cœur plein de gratitude pour tout ce que je vis. Que les moments soient plus douloureux ou qu’ils soient merveilleux, ils sont juste des expériences créées dans le seul et unique but de me faire grandir. Quand je cultive la gratitude, je cultive un jardin dans lequel je me promène avec beaucoup de joie et de plaisir et cela quelle que soit la saison.

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

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 ALLER VERS L'ESSENTIEL

Nous arrivons à la fin de l’année. L’hiver est à la porte, les journées raccourcissent, la lumière baisse et les maisons s’illuminent de mille couleurs. Notre cœur d’enfant s’allume à l’idée de préparer noël et on échafaude dans notre tête tout ce que l’on doit faire pour le rendre parfait. Cependant, certaines personnes vivent le contraire, et détestent cette période de l’année. Les souvenirs d’un passé douloureux les ramènent instinctivement dans leur souffrance, et décembre devient alors un cauchemar. Je me souviens avoir détesté cette période parce qu’elle me ramenait au décès de mon grand-père le 23 décembre 1974. Pendant des années, je me forçais à y participer mais la joie dans mon cœur n’y était pas. Avec le temps et le travail sur moi, j’ai réussi à transformé tout ça. Aujourd’hui, je me concentre sur l’amour que je dois donner à ceux qui m’entourent. C’est ça le plus important ! Ce ne sont ni les cadeaux ni la bonne table mais plutôt l’amour de soi et l’amour des autres qui feront la différence.

Je suis revenue à l’essence même de ce que représente cette période spéciale de l’année, c’est-à-dire le don de soi. Noël peut être une belle occasion de retourner à l’essentiel de cette vie sur terre, et l’amour en est la clé. L’amour transforme nos cœurs et nos vies à jamais. Il est gratuit et ne détruit rien sur son passage. Il est accessible au plus profond de nous-même même s’il semble inexistant. Je suis sensible envers tous ceux qui vivent des moments difficiles en cette fin d’année, et je vous envoies un vent d’amour afin de vous aidez à passer au travers de cette tempête.

Je souhaite à chacun d’entre vous de garder le contact avec votre cœur d’enfant qui avait des tas de rêves et qui avait la foi en la vie. J’espère que ce temps des fêtes vous rapprochera de ceux que vous aimez et qu’il guérira votre cœur blessé.

Avec toute mon affection et ma tendresse.

 

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

 ÉCOUTER LES SIGNES

Je vous ai parlé le mois dernier du vide et de la souffrance que l’on ressent lorsque ils nous envahissent. Ce vide, je le vivais vraiment au moment de l’écriture de ma réflexion du mois d’octobre. Je ne dis pas que je ne le vis plus. Il va et vient. Mais il vient de moins en moins. Je lui donne moins de pouvoir, alors il se fait un peu plus discret. En fait, ce qui a émergé de ce vide intense qui me tordait le ventre, c’était les signes autour de moi qui s’agitaient et dont je ne prêtais aucunes attentions. Mon occupation à vivre mon vide m’en empêchait bien évidemment.

Des tas de choses inconfortables m’arrivaient au quotidien et je me comportais face à elles comme une victime, ce qui accentuait bien entendu ce vide au milieu de mon être. Je voyais en elles un mauvais sort qui s’acharnait contre moi. Alors, je suis tombée dans le faire. Faire ceci, finir cela, monter un atelier, écrire mon 2ème livre…bref tout ceci pour me fuir. Je ne faisais pas attention aux signes de la vie. Et c’est lorsque mon disque dur externe tomba de mes mains que ma vie, d’un coup, s’arrêta. C’était l’apocalypse pour moi car toute mon travail professionnel se trouvait sur ce disque dur. Je suis restée plusieurs jours choquée de ne plus pouvoir l’utiliser pour travailler. J’étais livrée à moi-même, face à mon vide, confrontée à ma souffrance, et sans vraiment avoir le choix que d’accueillir cet état dans lequel je me trouvais. Quand je fermais les yeux et que je visualisais tous les documents que je perdais, j’avais l’impression de défaillir et d’être happée dans une spirale sans fond. Je vivais beaucoup de peine et d’impuissance.

Puis je me suis demandée ce que la vie essayait de me faire comprendre. Je me suis souvenue de ma promesse envers moi-même durant ma dernière année au CRAM. Je m’étais promis de faire une pause après mes études.  J’avais envie de m’occuper de moi et de ma famille, de me faire du bien, de prendre soin de moi, de revoir mes amis et faire plus de social etc. Je voulais être à l’écoute de mon besoin d’y aller plus tranquillement, et de ne plus me mettre de pression. Mais je faisais tout le contraire, je m’en remettais encore plus sur les épaules. Sans disque dur pour travailler, je n’avais plus le choix. J’étais au pied du mur face à moi-même. Et là, enfin, j’ai abdiqué. J’ai accepté que la pression que j’avais subie pendant ces cinq longues années d’études était en train de tombée. J’ai compris que j’entamais un processus de deuil face à un rythme de vie effréné. Je vivais un sevrage et je l’acceptais enfin. J’ai donc commencé à ralentir. Je me suis tournée vers moi-même. Je me suis remise à lire, à cuisiner, à me reposer physiquement.

Cela fait maintenant trois semaines que mon disque dur est brisé et qu’il est en réparation.  La vie aurait pu faire en sorte que je tombe malade ou que je me brise une jambe pour que je m’arrête et que je me repose. Elle est passée par ce que j’avais de précieux, mon disque dur externe. Sans lui, je ne peux plus travailler sur mes projets en cours (livres, ateliers, conférences). Sans lui, je ne peux que reprendre du poil de la bête en prenant soin de moi sans me fuir. J’étais épuisée et il fallait que je me repose. La vie s’en est chargée et je l'en remercie. J'ai remis mes priorités à la bonne place. Tout autour de vous, il y a des signes. Si vous vous agitez trop, il se pourrait que vous passiez à côté. Arrêtez-vous et observez les. Ils sont là pour vous faire comprendre des choses et pour vous faciliter la vie.

 

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

 LE VIDE

Juste de prononcer le mot et je sens en moi un sentiment profond de tristesse. Le vide. Cet espèce de trou béant au milieu des tripes qui  me donne le goût de rien. L'image qui me vient en premier est un tourbillon qui me tire dans le fond. L'impression de tomber et que ma chute ne finira jamais. C'est angoissant et très inconfortable. On se demande si l'on ne sombre pas dans une maladie quelconque de l'âme ou bien si l'on va juste figer le reste de notre vie. L'espoir est derrière et c'est très difficile d'y voir de la lumière. Le vide n'est pas une place où j'aime être et  même si cela me prends beaucoup d'énergie pour en sortir, je fais appel à ma force de résilience pour y rester le moins longtemps possible. Et vous, l'avez-vous déjà ressenti dans votre vie? Et si oui, qu'avez-vous fait de lui? Quels sont les moyens que vous avez utilisez pour vous en sortir?

Je ne compte plus le nombre de fois dans ma vie où je me suis retrouvée dans cette espace de souffrance. Déjà petite, il me semble avoir connu ce sentiment désagréable au milieu de mon ventre. Je me souviens aussi combien c'était très difficile pour moi de le gérer. Peut-être que si j'en avais parlé, cela aurait été aidant.  Sauf que déjà à cette époque, j'aimais m'arranger toute seule. Alors j'ai dû faire comme des millions de gens sur la planète, je suis aller le combler. 

Combler un vide qui n'a pas de fond est un travail laborieux prenant énormément d'énergie. Le besoin inconscient de vouloir absolument ne plus le sentir, développe chez nous des comportements souvent obsessifs qui peuvent, sur du long terme, finir par nous détruire. Je pense à tous les troubles pathologiques comme les troubles alimentaires, la consommation excessive des drogues, d'alcool et/ou de médicaments, les achats compulsifs, le jeu, le sexe etc... On va laisser les psychiatres ainsi que les psychologues s'en occuper et revenir à des moyens plus sains pour sortir de cette zone qui ne peut-être qu'insatisfaisante pour nous et pour notre entourage. 

Bon, cela fait deux jours, une semaine ou peut-être un mois que vous ressentez ce vide et que vos batteries semblent à plat. Votre énergie n'est plus la même et votre motivation est quasiment nulle. Vous avez beaucoup pleuré, les peurs se sont installées, vous avez perdu le goût de rire et de vous amuser. Votre entourage commence à être désespéré et a épuisé toutes les idées pour vous faire sortir de cet état. Vous êtes à présent au pied du mur. Ça passe ou ça casse ! Vous sentez que vous devez faire quelque chose le plus vite possible. C'est vital ! Mais là encore tout cela est dans la tête, les pensées se bousculent et la concentration est difficile. Cette étape de prise de conscience est fondamentale car sans elle le changement ne peut avoir lieu. À cet instant-là, prenez une grande respiration. Plusieurs si c'est nécessaire. 

Posez-vous alors les bonnes questions. Demandez-vous si vous avez envie de continuer comme cela. Regardez autour de vous et comptez vos bénédictions. Regardez ce que vous avez et non ce que vous n'avez pas. Faites un retour en arrière et cherchez des moments précieux qui vous ont fait du bien et qui vous ont comblés. Questionnez-vous sur vos manques et sur vos besoins. Et surtout, voyez ce que vous pouvez faire pour les combler le plus vite possible. Faites un retour à vous. Qu'est-ce qui pourrait vous faire du bien, là, dans votre ici et maintenant ? Le retour à soi est important car vous seul pouvez changer l'état dans lequel vous êtes. La folie serait de penser que c'est la responsabilité des autres. Tout ce questionnement vous ouvrira bien des portes. Mais surtout, sortez de l'isolement. Parlez-en. Petit à petit, vous sortirez de ce vide qui vous tirait dans le fond et vous reprendrez le pouvoir sur votre vie. Tranquillement. Une journée à la fois.

 

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

 LE SAVOIR-ÊTRE

Pendant de nombreuses années, je n'ai jamais pris conscience de mes manques. Je les vivais inconsciemment sans pour autant les identifier. Je les ressentais sans en tenir compte et sans leur donner de l'importance. Pourtant ils ont été responsables d'une tonne de réactions négatives de ma part, et de souffrances profondes créant des failles dans le cœur de mon cœur. Si je n'ai jamais su identifier mes manques par le passé, je n'ai pas su non plus reconnaître mes besoins, et encore moins su les exprimer aux autres.

Il est difficile pour la plupart d'entre nous de faire une place à l'être que nous sommes. La société nous amène obligatoirement  à tomber dans le savoir -faire plutôt que dans le savoir-être. Combien de gens répriment le travail sur soi et jugent tous ceux qui  y mettent de l'énergie ? Ce n'est franchement pas une démarche qui est accueille à bras ouverts par cette société qui prône  le matériel, la performance, la concurrence, le perfectionnisme, la comparaison, et qui encourage insidieusement  le narcissisme, l'individualisme, et surtout l'égocentrisme. Alors pourquoi devrions-nous perdre notre temps à l'introspection et au travail sur soi ? 

Le travail sur soi permet de rencontrer la personne la plus importante au monde, c'est à dire soi-même. Ce n'est ni de  l'égoïsme ni du narcissisme mais c'est une porte qui s'ouvre ,et qui nous offre la possibilité d'exister dans notre unicité. Prendre conscience de qui nous sommes vraiment nous aide à toucher à des espaces profonds de notre être dont nous ignorions complètement l'existence. Et c'est dans cette zone inconnue que les manques vont apparaître. Ils vont remonter lentement à la surface. Certains seront douloureux voire insupportables, et d'autres  plus légers et moins souffrants. Bien-sûr que c'est un long processus mais chacun y va à son propre rythme ! C'est  un travail de toute vie mais investir dans le savoir-être est une valeur sûre. Il est impossible de perdre. On ne fait que gagner de plus en plus !

Quand je travaille sur moi, je me responsabilise. Quand je travaille sur moi, je défais des fonctionnements améliorant ainsi mes relations avec les autres. Quand je travaille sur moi, j'identifie mes manques, mes blessures, mes difficultés, mes ressources, mes forces ainsi que mes besoins. L'affirmation de soi se solidifie. Je mûris, je grandis et je m'embellis de l'intérieur. J'exprime alors mes besoins tout en douceur dans l'amour de soi  en relation avec les autres, touchant ainsi à une plus grande liberté d'être.

 

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

 Ma vie...j'la vis !

Recommencer sa vie...repartir à zéro...changer de vie...faire une pause... Combien de fois ai-je prononcé ce genre de mots ? Et vous ? Le fantasme de ne pas être là où l'on se trouve parce que c'est insatisfaisant pour nous. Alors on rêve et on s'imagine ailleurs, dans une autre vie. Dans celle de quelqu'un d'autre. Pourquoi pas à l'autre bout du monde, à des milliers de kilomètres de notre famille? Disparaître, partir loin et ne plus revenir. Vouloir se faire oublier. 

Mais tout ceci se passe bien évidemment dans notre tête. Notre imagination fertile nous éloigne bien entendu de notre réalité souffrante. Sur le coup c'est très agréable, comme un beau voyage au pays des merveilles. Mais lorsque nous revenons à la raison, nous sommes au même endroit encore plus frustrés. Parfois certaines personnes vont faire le grand saut et partir. Tout bouleverser. Pour finalement se sentir aussi mal six mois plus tard. 

Une vie, quelle que soit la vie que l'on se créée, ne se recommence pas. Elle se poursuit. Elle fait du chemin. Parfois, elle prend son temps ou bien elle va très vite. Il se peut aussi qu'elle stagne. Là, arrive l'ambivalence, l'indécision, la confusion, les questionnements, les doutes. Quand elle emprunte un chemin tortueux avec des embûches, les peurs surgissent et nous envahissent. Finalement, en bout de ligne, cette vie que l'on a si souvent critiquée, jugée, malmenée, condamnée, rejetée reste celle que l'on a choisi d'avoir. C'est celle que l'on a décidé de mener.

Alors au lieu de vouloir s'en échapper et fuir je ne sais où, nous devrions plutôt la regarder, l'accueillir et l'accepter.  Admettre que cette vie nous amène des fois dans des endroits inconfortables. La meilleure attitude à ce moment-ci est de se demander quel est le message que « notre vie » souhaite nous passer? Qu'est-ce que l'on peut faire pour rendre cet espace plus confortable et plus doux? Où est notre responsabilité à cet instant précis dans l'ici et maintenant? Je traverse ou je fuis ? 

Un adulte responsable traverse et s'accroche même si ça brasse un peu. Ainsi il peut apprendre plus, comprendre mieux et aller plus loin dans sa croissance personnelle. La vie... « notre vie » devient alors notre plus grande enseignante, et l'on finit par l'aimer telle qu'elle est.

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD

Coeur peint

 TOUT PART DE SOI

Je suis la personne la plus importante et ce que je dégage de moi a obligatoirement un impact sur ma relation aux autres. Tout est question d'attitude ! Je ne peux aimer les autres si je ne m'aime pas d'abord. Je ne peux pas respecter les autres si je ne me respecte pas d'abord. Je ne peux pas être à l'écoute des autres si je ne suis pas d'abord à mon écoute.

C'est un travail de toute une vie et c'est une aventure extraordinaire. Le chemin qui mène au cœur de soi apporte un équilibre à l'être que nous sommes. Si je ne me donne pas cette importance, je suis condamnée à une vie d'illusion, insatisfaisante et stérile. Je perds ainsi du pouvoir sur ma vie et une grande liberté d'être. 

L'amour de soi est la clé qui ouvre la porte à cette liberté d'exister. C'est en aimant toutes mes couleurs que je vais pouvoir aimer celle des autres. Le changement créateur est donc fondamental pour des relations affectives plus satisfaisantes.

Agnès Reynaud,TRA,Thérapeute en relation d'aideMD